Vis-à-vis, Version française
«VIS-À-VIS, PORTRAITS OF NEW WOMEN»
«对视 : 新女性肖像 »
Pigment prints on Hahnemuehle archival paper
Size A: 120×160 cm,Edition of 5, 1 AP; Size B: 60×80 cm, Edition of 9, 1 AP
L’exposition contient 50 images en grand format, une bande sonore sous casque pour chaque photographie, un cabinet de curiosité, des vidéos expérimentales, le film making-of.
Making of - “Femmes: Portraits Dé/Visagés” (10 min)
Image: Linda
Montage: Jean-Marc Sanchez
Le sexe féminin mis à nu implique une vulnérabilité ontologique. Est-ce pour cela qu’il reste l’ultime lieu de l’infigurable dans le champ de la représentation ? Je me suis lancé le défi de proposer une autre manière de montrer le vagin, dont l’image est souvent soit soumis à un mode « paternaliste » de protection, qui rend le vagin honteux, exclus, inmontrable, ou au contraire soumis à une «exploitation » de la femme-objet qui normalise le regard sur le vagin, qui exige une représentation impérativement « cultivée », retouchée, remodelée. Peut-on glisser sur un terrain neutre, ou plutôt gris, pour photographier le vagin sans recourir à un alibi ?
Plusieurs axes de réflexion ont été explorés :
Horizontalité, verticalité. C’est même la clé de la problématique en ce qui concerne la monstration du vagin. L’axe vertical est l’axe noble, qui nous distingue de tous les quadrupèdes. C’est aussi la position qui « condamne » le vagin à son caractère caché. La position déterminée pour les prises de vue est bien une position horizontale du corps qui aligne sur ce même horizon le visage et le sexe, la bouche et le vagin. Cependant, nous avons en même temps une sensation de verticalité vu que le cadre est resserré, et que le point de vue frontal « fait face » - nous avons effectivement opéré un renversement du mécanisme de la Chute. Ainsi, nous trouvons une image à corps vertical, tout en montrant le vagin, ce qui bouleverse la hiérarchie traditionnelle entre l’horizontalité et la verticalité.
Animal, humain. Est-ce précisément la position verticale qui nous rend humain ? Le vagin, n’est-il pas le dernier vestige de notre nature animale ? C’est bien la vieille lutte que raconte Simone de Beauvoir entre la propagation de l’espèce et le désir d’individuation chez la femme : « l’individualité de la femme est combattue par l’intérêt de l’espèce ; elle apparaît comme possédée par des puissances étrangères… Ce n’est pas sans résistance que le corps de la femme laisse l’espèce s’installer en elle ».
Nature, culture/cru, cuit (Lévi-Strauss). Si la nature nous « condamne » à l’animalité, l’espèce humaine cherche par toute manière à effacer les traces qui trahissent cette association humain-animal: vêtement, accessoires, piercing, épilation, paranoïa des poils qui poussent… L’extrémité serait justement de cultiver ou « faire cuire » le sexe, la partie la plus crue de notre corps.
Sexe, visage. La personnification du sexe féminin est un thème très ancien (le mythe de Baubô). Si nous procédons à une rotation visuelle de 90°, nous voyons, par une espèce de contamination visuelle, un visage qui transparaît sur la structure du sexe. Le visage est ce qu’il y a de plus humain et le sexe ce qu’il y a de plus animal chez nous. La confusion visuelle trouble cette hiérarchie.
Représentation de Baubô, la vulve mythique
Bouche, vagin. Dans l’essai « Bouche » de George Bataille, la bouche est un haut lieu d’individuation chez les êtres humains du fait qu’elle possède le langage, alors que chez les animaux, la bouche est comprise comme « élément principal du système de saisie, de mise à mort et d’ingestion de la proie dont l’anus est point d’aboutissement ». Dans ces « portraits » de femmes, les lèvres du vagin s’expriment, s’individualisent et élèvent celui-ci au même statut que la bouche.
Érotisme, académisme. Le bassin que l’on comprend basculé sans que cela apparaisse rappelle la cambrure qui érotise forcément la pose de façon conventionnelle alors que la frontalité neutralise (une forme d’académisme depuis l’école de Düsseldorf), ce qui provoque un flottement de lecture et laisse un espace aux hésitations.
Masculinité, féminité. Les « visages » ainsi superposés sur la structure du sexe donne des traits fortement « masculins ». Il est alors difficile d’établir les fondements qui séparent la masculinité de la féminité.
J’ai invité mes modèles à rester ouvertes à ces tensions, à cette fragilité, à ces conflits d’existence qui nous constituent en tant que femmes.




Je trouve ton site tres clair et parlant et ton protfolio tres bien aussi. Je te souhaite de reussir a placer ton travail dans un lieu artistique adéquat et respectueux de ta demarche.
J’ai tout de suite pense a Benetton qui a peut etre une fondation artistique et fait peut etre du mecenat , je sais qu’ils ont travaillé sur un campagne publicitaire sur leur marque qui souhaite vehiculer la tolérance et le lacher prise sur les tabous en publiant des affiches 3X4m et de publication dans les revues avec des sexes d’hommes et de femmes de toute la planete.Cette campagne a ete tres vite censuree dans beaucoup de pays mais j’ai eu l’occasion d’en voir. Les prises de vue etaient moins artisiques que les tiennes. Mais j’y ai trouve un grand interet sur l’infini diversite des formes de sexes, chose que nous ne voyons individuellement qu’a tres petite echelle puisque c’est tres tabou. J’ai eu beau passer mon enfance a la plage avec ma grand mere dans un caming naturiste, ca ne se fesait pas d’observer attentivement les sexes des nudistes!!!!
a bientot j’espere pour prendre un verre et discuter art et autres choses de la vie!!!!!!
celine cabrol
Merci:) On m’a parlé de cette publicité Benneton. Aurais-tu qq images?
Difficile de commencer un commentaire sur un travail dont je n’ai vu que les grandes lignes par le .. vidéo, mais bon j’ai envie de t’écrire.
Je remarque que ma première écoute ainsi que mon premier regard est celui d’un enfant. Je vois et j’entends des choses mystérieuses. Je serai hypocrite d’affirmer une évidence quant au sujet et l’énergie par laquelle il est traité. Dans un premier temps, j’enregistre les informations tout ouvert et très vite, l’homme se réveil avec un tas de questionnement et un sentiment de vide.
Vide par mon inculture, je suis obligé de prendre les parallèles proposés comme une valeur sûr, vide par un manque de connaissance certain de la femme. Très souvent l’homme ne s’intéresse pas au problème féminin en se justifiant par une non-compréhension volontaire, en tout cas en ce qui me concerne. Et c’est là que je trouve ton travail intéressant pour un homme, car tout en me disant à moi-même : « ha oui, effectivement » je sentais en mon fort intérieur une fierté qui justifié mon désintérêt pour le vagin ; elle tenait a peu près ces mots là: « j’ai l’impression que le vagin est quand même plus un problème féminin que masculin » j’ai de mes expériences de couple, rencontré des femmes qui avait un rapport très distant avec leurs sexe, ayant des conséquences sur leurs sexualité.
« un problème féminin que masculin » en voilà un raccourci, en même temps c’est un peu grâce à lui que je me suis posé la question « qu’est-ce qu’un vagin pour moi. »
j’écoute le .. et le terme d’identité, le terme personnalité me laissent en suspend, comment peut-on voir une partie de la personnalité d’une femme en regardant son vagin? Sans réponse, j’ai beau regarder les photos qui défile…statu-quo. Le .. ce termine, envie de t’écrire, et c’est en écrivant la question, qu’une partie de la réponse apparait.
Oui, c’est vrai qu’un vagin peut raconter quelque-chose sur la personnalité d’une femme. Mais ceci me vient par les souvenirs des vagins que j’ai rencontré dans ma vie. Quand je regardais le vagin des femmes avec qui j’ai fait l’amour, il racontait autre-chose encore de ces femmes, mais quoi?
Difficile d’interpréter, c’est plus une sensation ou un langage lointain. Il dépend aussi du rapport qu’entretient la femme avec son sexe, je pense. Un sexe assumé appel l’homme sans aucun doute. Un sexe que la femme se cache à elle même est plus isolé, il peut, dans les cas extrêmes, être presque sans vie. Je me rends compte effectivement qu’une femme qui aime son sexe, parle avec lui.
Mais est-ce un constat typiquement féminin?
Évidemment que non, mais voilà bien l’homme. Je suis forcé d’admettre que mon regard sur le vagin ne se restreint qu’à l’acte sexuel.
C’est donc la grande porte des dames.
L’enfant qui est en moi à certainement du reconnaître sa mère au travers des photos, au travers des témoignages. En continuant sur ce regard, je le vois fort, protecteur, inviolable, c’est la porte du temple. Mais cette force, ce sacré, fait du coup apparaître une immense fragilité, une grande vulnérabilité. C’est perturbant de sentir ces deux énergies tourner sur elles-mêmes.
La mise à nu, montrer son sexe, fut apparemment un cheval de bataille. Ces femmes se sont rencontrées avec leurs sexe. C’est amusant de constater que les femmes et les hommes ont un rapport de distanciation mais dans un vécu totalement différent, sauf sur les conséquences de l’apparence et les complexes physiques engendrés par celui-ci.
D’une manière générale, l’homme prend son pénis pour un jouet, on le tortille, le fait tourner, etc…
à la différence que le votre est par nature caché, voilé sous une couche de poiles, donc invisible, donc mystérieux, donc méconnu, etc…ce qui demande un effort à la femme pour faire connaissance avec lui.
Après ce voyage autour du vagin, je ne peux m’empêcher d’associer le plaisir à la douleur. Et dans le .. la douleur n’apparaît pas. C’est étrange comme le fait de ne pas avoir entendu ce mot « douleur » me perturbe, qu’est donc l’image du vagin dans l’inconscient collectif, dans mon inconscient?
Que de questions, encore et encore…
pour conclure:
Je suis déçu de ne pas avoir vu ton travail, mais le .. me donne envie de le voir, je te félicite pour ce projet qui me suscite tant de questions. J’espère qu’il a eu ou qu’il aura une belle vie…
respectueusement
ronan
Hello,
I take my keyboard to send you this small message. Was it your film presented on the wall of the theatre in Arles?
if it was, congratulations!
bye
Maieul
Super boulot, bravo à toi Chin-Chin, et à ceux qui t’ont aidé à mener ce projet à bien ! J’espère que l’on pourra bientôt voir l’expo à Paris.
Hello,
nice page you have here! I wish mine would be that nice too.
Thx a lot!
There was this guy see.
He wasn’t very bright and he reached his adult life without ever having learned “the facts”.
Somehow, it gets to be his wedding day.
While he is walking down the isle, his father tugs his sleeve and says,
“Son, when you get to the hotel room…Call me”
Hours later he gets to the hotel room with his beautiful blushing bride and he calls his father,
“Dad, we are the hotel, what do I do?”
“O.K. Son, listen up, take off your clothes and get in the bed, then she should take off her clothes and get in the bed, if not help her. Then either way, ah, call me”
A few moments later…
“Dad we took off our clothes and we are in the bed, what do I do?”
O.K. Son, listen up. Move real close to her and she should move real close to you, and then… Ah, call me.”
A few moments later…
“DAD! WE TOOK OFF OUR CLOTHES, GOT IN THE BED AND MOVED REAL CLOSE, WHAT DO I DO???”
“O.K. Son, Listen up, this is the most important part. Stick the long part of your body into the place where she goes to the bathroom.”
A few moments later…
“Dad, I’ve got my foot in the toilet, what do I do?”
Hello
As newly registered user i only wanted to say hi to everyone else who uses this board
Thanks! gut text
site super.
What is bumburbia?
C’est un superbe travail d’approche dont je me sens proche dans ma recherche de photographe où je me suis aussi intéressé aux hommes et à toutes les parties du corps humain sur mon site paysagehumain puissions nous nous rencontrer un jour !
Panxua Zadilskoa
Je viens de regarder ton site pour la premiere fois. Ca me remue encore. Surtout ce qui touche a l’intimite feminine. je suis contente d’etre touchee, emue par la sincerite de tes images, par ton courage, je sens un peu plus mon corps tout a coup, et puis un peu effraye, je me rappelle les propos d’un de mes professeurs aux beaux arts “encore des trucs de bonnes femmes” cela me ramene a mes propres interogations, comment exprimer cette part de nous, les femmes, sans en faire une revendication, sans stigmatiser, sans stereotiper, sans s’exclure du reste des Hommes, sans se mettre en avant du reste des hommes, dans devenue un cas psychologique. Faut il dire”c’est un travail de femme”? ,”c’est un travail sur les femmes”?, “c’est un travail feminin” et ne rien dire… Est ce mieux?
Je voudrais ne plus avoir mauvaise conscience, celle d’etre une femme malgre moi.
Merci Chin-Chin pour ce moment,
A bientot,
Julie